La nouvelle a fait l’effet d’une bombe !
Le 14 juin dernier, la presse locale révélait, que l’exploitant du bowling qui devait s’implanter sur la future place Morgan renonçait à s’installer « compte tenu d’un climat économique dégradé ». Idem pour le complexe cinématographique pour lequel « rien n’est signé » et dont l’un des exploitant potentiel explique que le projet d’un cinéma sur la future place Morgan « n’est pas viable économiquement du fait d’un nombre de places de stationnement insuffisant ».
Ces défections qui font suite aux abandons des projets d’hôtel trois étoiles, de laser game, de restaurant panoramique et de médiathèque sur l’espace Morgan interpellent dans la mesure ou elles sont en complète contradiction avec les annonces du maire qui n’a eu de cesse, à grand renfort de publicité et d’argent public, d’annoncer l’arrivée d’un bowling et d’un cinéma.
Ces annonces posent également une question : faut il poursuivre l’aménagement de la place Morgan, dépenser 20 millions d’euros d’argent public et perdre 500 places de stationnement en centre ville alors que les promesses initiales tombent à l’eau les unes après les autres ?
Aménager la place Morgan, en faire un lieu attractif et accessible, cela aurait un sens. Mais vendre la place à un promoteur sans être sur de ce qui va s’y faire, cela nous semble irresponsable.
Si la place est vendue, ou plus exactement bradée, et qu’après le promoteur n’y fait rien ou presque, la ville aura perdu une immense réserve foncière et les Salonais n’auront rien gagné. Si ce n’est d’avoir été largement mis à contribution pour financer un projet qui ne leur apportera pas grand chose. Car n’oublions pas que si les impôts augmentent, si les prix des services rendus par la collectivité grimpent (cantines, bibliothèque, parking, etc.. ) et si les services publics (piscines, foyers pour seniors, centre médical sportif, centre de vacances, toilettes publiques, etc..) ferment massivement dans un souci d’économie, c’est uniquement pour financer la place Morgan.
Voilà pourquoi dans ce dossier, nous appelons une nouvelle fois, le maire à retrouver la raison et à ne pas s’enfermer dans la mégalomanie et le jusqu’auboutisme !
On ne gère pas une ville dans le seul souci de se faire plaisir ou de satisfaire des intérêts particuliers.
On gère, au contraire, une ville dans le sens de l’intérêt général.


Certes, ce n’était pas le parking le plus utilisé de la ville, mais pourtant le parking « Torre » situé à côté du
centre nautique, rendait bien des services. Avec ses 90 places et sa gratuité, ce parking était fortement utilisé notamment les jours de grosse affluence en centre ville et en particulier le
mercredi jour du marché hebdomadaire.
Le 22 avril dernier, le Préfet en sa qualité de représentant de l’Etat et suivant les termes de la loi du 16 décembre 2010,
portant sur la réforme des collectivités locales, a présenté la nouvelle carte des intercommunalités du département des Bouches-du-Rhône.
