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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 08:00

110520-Parking-01.jpgCertes, ce n’était pas le parking le plus utilisé de la ville, mais pourtant le parking « Torre » situé à côté du centre nautique, rendait bien des services. Avec ses 90 places et sa gratuité, ce parking était fortement utilisé notamment les jours de grosse affluence en centre ville et en particulier le mercredi jour du marché hebdomadaire.

Depuis mercredi dernier (le 18 mai), ces 90 places sont désormais inaccessibles, l’entrée du parking ayant été obstruée par des monticules de terre déversé par les services municipaux, afin d’empêcher l’installation des gens du voyage sur cet espace.

Résultat : après la disparition de 400 places de parking sur la place Morgan et de 30 places sur le parking de l’IUT, ce sont encore 90 places de parking qui disparaissent. Un phénomène qui inquiètent celles et ceux, qui comme nous, pensent que pour que notre centre ville soit attractif il faut qu’il reste accessible. Ce qui est de moins en moins le cas….

Par Nicolas Isnard
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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 11:00

Depuis la mise en place des palissades sur la place Morgan, il ne subsiste plus sur la place Morgan et dans sa périphérie que 315 places de parking contre 748 lorsqu’elle était gratuite et 628 au moment de la mise en paiement. Ces 315 places semblent aujourd’hui nettement insuffisantes, comme l’ont démontré les incidents de ce mercredi 18 mai à l’occasion de la tenue du marché hebdomadaire.
Ce mercredi, une soixantaine d’automobilistes excédés par la situation ont, en effet, « forcé » les palissades dressées devant le parking du cimetière et ont garés leurs véhicules à côté de l’espace Trénet, comme l’illustre la vidéo réalisée par un témoin au moment des faits. Cet incident, qui est appelé à se renouveler, est à rapprocher de se qui se passe quotidiennement sur l’espace Morgan avec le stationnement anarchique de véhicules hors des espaces balisés. Parallèlement, depuis l’édification des palissades, les commerces du centre ville affichent une baisse de fréquentation généralisée, preuve de l’incidence du manque de places de parking sur la fréquentation du centre ville.
Ces incidents démontrent, si besoin était, que les 300 places de parking souterrain envisagées par le maire dans son projet sont nettement insuffisantes et il est donc nécessaire de revoir et d’augmenter l’offre de stationnement dans la ville avant de lancer quelques travaux que ce soit.
C’est ce que nous avons toujours défendu et ce que nous continuerons à défendre dans l’intérêt de notre centre ville qui pour rester attractif doit rester accessible.

 

 

Par Nicolas Isnard - Publié dans : Communiqué de presse
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Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 10:30

agglopole_provence_1.jpgLe 22 avril dernier, le Préfet en sa qualité de représentant de l’Etat et suivant les termes de la loi du 16 décembre 2010, portant sur la réforme des collectivités locales, a présenté la nouvelle carte des intercommunalités du département des Bouches-du-Rhône.

Suivant les propositions du Préfet, le nombre de territoires intercommunaux passerait dans notre département de 9 à 7 et le territoire d’Agglopole serait inchangé.

A titre personnel, je me réjouis d’une part, de voir le pays salonais conserver une autonomie en n’étant pas intégré de force dans un vaste ensemble mais je regrette la « frilosité » des propositions du Préfet, car je pense que 7 territoires intercommunaux, cela reste encore trop et il me semble que 4 territoires, cela aurait été plus cohérent (Marseille, Pays d’Aix, nord du département et un territoire plus central).

Concernant Agglopole, je remarque que notre territoire est un des rares à ne pas s’agrandir et qu’il va donc devenir « tout petit », face aux autres intercommunalités. Sans compter qu’en terme de compétences mises en commun, nous sommes ceux qui en avons le moins.

Dans ces conditions, je crois qu’il est nécessaire d’entamer une véritable réflexion sur l’avenir d’Agglopole Provence, qui n’est certes pas « mangée » aujourd’hui, mais qui le sera demain, si elle ne grandit pas autant dans l’espace que dans les compétences et les projets.

Avec qui devrait s’associer Agglopole pour développer des compétences intercommunales ? Avec qui Agglopole devrait développer des projets d’intérêt commun dans les transports, les infrastructures, le développement économique, les zones commerciales, l’enseignement, l’offre culturelle, le logement, etc… ?

C’est tout le débat d’aujourd’hui. Un débat que je vous proposerais de partager le lundi 20 juin prochain, à partir de 18 heures 30, dans les salons du Cercle des Arts, date à laquelle je compte organiser une table ronde animée par des spécialistes sur l’avenir d’Agglopole Provence.

Par Nicolas Isnard
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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 08:00

La notoriété du projet municipal d’aménagement de la place Morgan est en train de franchir les frontières de notre cité. Mais peut être pas dans le sens ou la municipalité l’espérait ! La preuve : la vaste enquête que vient de consacrer à la place Morgan le site d’information « Mediapart », dont l’envoyée spéciale à Salon-de-Provence juge, de manière pour le moins critique, le montage de ce projet. Vous pourrez découvrir, ci-dessous, le contenu in extenso de cette enquête.


A Salon-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, un projet de réaménagement d'une place du centre-ville, la place Morgan, prévoit de déclasser le lieu du domaine public pour le vendre à un investisseur privé afin de réaliser un bowling, un multiplexe et des commerces.

 

C'est l'un des grands chantiers de Michel Tonon, conseiller général et maire PS depuis 2002, qui entend «renforcer une offre commerciale qui n'a pas suivi le développement» de cette ville provençale de 41.000 habitants, par ailleurs à la tête de l'Agglopole Provence (qui regroupe dix-sept communes). Mais l'opposition digère mal la vente, pour 1 million d'euros et sans réel appel d'offres, de quelque 8000 mètres carrés d'espace public – accueillant parking, foires, marchés et festivités – au profit de lieux commerciaux.

«A l'origine, nous voulions créer place Morgan le siège de l'Agglopole Provence, une médiathèque et peut-être un pôle de proximité publique, mais j'ai vu arriver une opération purement privée et financée par des fonds publics, puisque la ville engage près de 15 millions d'euros pour les travaux (embellissement, voirie, etc.)», déplore l'ancien premier adjoint au maire, Bernard Fraudin.

Ce sous-préfet à la retraite, qui s'était engagé en politique aux dernières municipales derrière Michel Tonon, a tourné casaque début 2010 et s'est vu exclure par le maire de toutes les commissions où il siégeait. «On est dans le règlement de comptes particulier», assène Michel Tonon. Dont acte.

  • Comment déclasser le domaine public

 

Pour vendre des biens publics, par définition inaliénables, il faut d'abord constater leur désaffectation (plus d'usage public dans les faits) afin de pouvoir les déclasser. Comment faire lorsqu'une place accueille deux marchés maraîchers par semaine, des brocantes, des vide-greniers, un festival des arts de la rue, sans compter un stationnement payant ?

 

Il suffit de mettre des barrières et d'interdire par un arrêté du maire le stationnement sur les terrains concernés à partir du 10 avril 2011. Deux jours plus tard l'huissier convoqué par le maire n'a pu que constater que les terrains étaient «clôturé(s) par des barrières métalliques mobiles».

Mais il s'est bien gardé de constater une désaffectation. Quelques jeunes profitaient d'ailleurs mardi de l'absence de voitures pour faire du roller derrière les barrières. Des palissades prévues par la mairie devraient bientôt dissuader ces empêcheurs de désaffecter en rond.

  • Un bowling à la place de l'immeuble HLM

«La place Morgan, c'est 2,3 hectares et on ne vend que deux espaces de 7400 m2 (au total), donc vraiment il faut relativiser, on ne peut pas dire qu'on vend notre âme au diable, estime Michel Tonon. C'est un vrai projet de développement qu'on peut comparer à une zone d'activité et qui va créer 150 emplois.» Pour faire place nette au bowling, qui sera adossé au cimetière, la ville va détruire au sud de la place Morgan un ancien immeuble HLM, racheté 800.000 euros au début des années 2000 à un bailleur social.

Cet immeuble de seize logements abritait la maison des associations. La Ville va donc débourser près de 3 millions d'euros pour bâtir une nouvelle maison des associations sur un autre emplacement. Bilan de l'opération : 800.000 euros + 140.000 euros de destruction + 2.750.000 euros de construction = 3,69 millions d'euros. «Détruire des logements sociaux pour construire un bowling, c'est assez fort venant d'une mairie socialiste dans une ville où un millier de Salonais attendent une HLM», grince Bernard Fraudin.

L'autre partie destinée au déclassement et à la vente est une ancienne gendarmerie rachetée 304.000 euros à l'Etat par la ville, «afin d'installer un pôle de services publics de proximité en centre-ville» selon l'acte de vente de 2004. «Mais on se réservait le droit de faire autre chose», interprète aujourd'hui Michel Tonon.

En fait de service public, ce sera un multiplexe de huit salles que CFA Méditerranée s'engage (dans le protocole d'accord) à revendre 3,5 millions d'euros à l'exploitant actuel du cinéma de Salon-de-Provence. La médiathèque, un temps envisagée, a, elle, disparu corps et biens. «Une médiathèque est fermée le dimanche, le soir... Si on veut dynamiser la place Morgan, le pire que l'on peut y faire, c'est d'y installer un service public», expliquait Michel Tonon dans La Provence en janvier 2011.


  • Un prix bradé ?

 

C'est un marchand de biens, CFA Méditerranée, filiale du fonds de placement Financière Duval, qui a décroché le pompon en octobre 2010 : un protocole d'accord de vente de 1 million d'euros pour quelque 8000m2 en centre-ville. D'où sort ce chiffre ? Mystère. «Le maire n'a jamais été capable de produire une estimation de France Domaine», dit Nicolas Isnard, élu municipal UMP.

 

Michel Tonon avance une estimation à 1,6 million d'euros, tandis que ses services chiffrent cette «première évaluation des domaines» à 1,752 million d'euros sans pouvoir fournir le document en question, ni dater l'estimation.

Lors du conseil municipal du 21 octobre 2010, les élus ont autorisé le maire à signer le protocole d'accord avec CFA Méditerranée. A l'aveugle, sans estimation de France Domaine et, surtout, sans avoir lu ce protocole. «Michel Tonon a fait voter le conseil municipal sur un document que seul lui possédait !», rage Bernard Fraudin qui a déposé deux recours au tribunal administratif.

Foin de commission d'appel d'offres (où l'opposition doit siéger), c'est un jury composé uniquement d'élus de la majorité et de fonctionnaires qui, en octobre 2010, a tranché en faveur de CFA Méditerranée parmi quatre projets candidats. «Pourquoi cette procédure fermée ?, regrette Nicolas Isnard. Personne n'a eu accès aux dossiers et aux motivations qui ont fait le choix du jury.»

 

Le bâtiment HLM qui va être détruit
Le bâtiment HLM qui va être détruit
Difficile de comprendre qui composait vraiment ce jury. D'après l'opposition, ils étaient quatre élus de la majorité. La mairie livre de son côté une liste non datée de douze noms, où figure encore celui de Bernard Fraudin alors que ce dernier en a été exclu en février 2010.

 

Michel Tonon souligne qu'il y a eu «un concours comme prévu avec un avis consultatif de l'architecte des bâtiments de France» et que «parmi les quatre groupements qui ont concouru, seul celui de CFA Méditerranée avait l'avis conforme». Mais là encore, pas de document disponible car l'avis n'était qu'oral et «l'architecte s'exprimera officiellement au dépôt de permis de construire», indique le service de presse de Salon-de-Provence.

 Impossible également de consulter les offres des trois candidats écartés. «Pas d'appel d'offres, les projets ne sont pas arrivés sous plis fermés, on ne sait pas quelles ont été les négociations : c'est une opération totalement privée avec un acte notarial de vente qui fait craindre le pire puisqu'il est écrit que CFA Méditerranée pourra éventuellement céder le terrain à une société civile immobilière», constate Bernard Fraudin.

L'enquête publique a été menée par Guy Santamaria, qui était encore en décembre 2010 directeur général des services de la ville de Berre-l'Etang. «Aller chercher un ancien fonctionnaire d'une commune membre de l'Agglopole Provence que préside Michel Tonon, c'est très sud...», ironise Bernard Fraudin. Michel Tonon répond avoir choisi Guy Santamaria sur une liste fournie par le préfet. «De là à dire que c'est du copinage, ça voudrait dire que je suis en capacité de faire inscrire son nom sur la liste préparée par le préfet !», dit-il.

Par Nicolas Isnard - Publié dans : Article de presse
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 12:00

Les mois de mars et d’avril sont traditionnellement des mois ou toutes les communes de France et de Navarre votent leur budget pour l’année civile. A Salon, nous nous livrerons à cet exercice à l’occasion du Conseil municipal organisé en avril.

Ce vote est un moment particulièrement important parce que sont dévoilées par la majorité municipale les orientations budgétaires pour l’année et notamment le montant et l’origine des recettes de la commune ainsi que la destination des dépenses.

Comme les années précédentes notre groupe votera contre ce budget pour plusieurs raisons que nous nous devons de vous exposer.

Si nous voterons contre ce budget, c’est d’abord parce que nous ne pouvons suivre le maire dans sa décision d’augmenter une nouvelle fois les impôts locaux à Salon en 2011. En 2011, les taxes foncières et d’habitation prélevées sur les ménages salonais rapporteront dans les caisses de la ville près de 26 millions d’euros contre 25 millions d’euros en 2010. Un million d’euros de plus d’impôts ponctionnés sur les Salonais en 2011 c’est de la pure inconscience dans une ville déjà tristement célèbre pour le niveau record de son imposition locale.

Si nous voterons contre ce budget c’est, ensuite, parce que outre les impôts locaux, les prix des services rendus par la ville à la population vont eux aussi augmenter. Cantines, locations de salles, entrées des piscines, des musées de la bibliothèque, etc.. ; le prix de ces services va croître de 17,24 % en moyenne en 2011 ce qui apportera dans les caisses de la commune près de 3,8 millions d’euros contre 3,2 millions en 2010.

Au final les recettes de la ville vont donc augmenter de 1,7 millions d’euros passant de 59,5 millions d’euros à 61,2 millions d’euros. Une hausse des recettes intégralement financée par le contribuable ce que nous ne pouvons pas accepter. Nous pouvons d’autant moins l’accepter que dans le même temps où on écrase toujours plus les contribuables d’impôts, les services publics rendus par la ville disparaissent les uns après les autres. Voilà donc tout le paradoxe de Salon : une ville ou on paye toujours plus d’impôts alors que les services publics ferment les uns après les autres (centre de vacances de Lus, piscines des Bressons et de Lurian, centre médical sportif, foyers pour seniors, toilettes publiques, etc..).

Bien entendu, notre lecture de ce budget sera certainement contesté par le maire qui tentera une nouvelle fois de vous expliquer que nous sommes des affabulateurs, mais pour lever tous vos doutes, nous vous invitons à comparer vos feuilles d’imposition locale de 2011 avec celles de 2010 et vous verrez bien si vos impôts augmentent ou pas !

En attendant, je pense que vous comprendrez pourquoi toute notre équipe a refusé de voter le budget présenté par la majorité municipale pour cette année 2011. Il est temps, en effet, que les Salonais cessent d’être des « vaches à lait » et nous continuerons à nous battre pour que cesse cette situation injuste et inacceptable.

Vous pouvez compter sur nous !

Par Nicolas Isnard
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