Depuis
quelques mois, notre ville a pris l’habitude de faire les gros titres de l’actualité nationale. Une bonne nouvelle, sauf que les motifs de cette publicité soudaine ne sont pas nécessairement
encourageants. C’est, d’abord, la chaîne de télé « La 5 » qui dans un reportage intitulé « Le lotissement » pointait du doigt toutes les dérives de la gestion de l’urbanisme dans notre cité. Le
magazine « Le Point » emboîtait le pas de « La 5 » quelques semaines plus tard, en désignant Salon comme une ville où « on avait trop et mal construit » déconseillant aux investisseurs d’acheter
dans notre cité. Enfin, le 7 mai dernier, dans un tout autre registre, le quotidien « Le Monde » dans un article consacré « au réseau d’influence tissé par les frères Guérini » évoquait toutes
les affaires judiciaires de corruption qui pèsent, actuellement, sur Agglopole Provence et son Président, en l’occurrence notre maire, Michel Tonon. Un maire, d’ailleurs, mis en examen pour «
délit de favoritisme » en janvier dernier.
Bien entendu de tout cela, vous ne lirez rien dans ce magazine, un magazine entièrement destiné à vous faire la promotion de l’action municipale et à vous expliquez que tout va bien.
Et c’est vrai que tout va bien ! L’insécurité n’a jamais été aussi pesante, les impôts locaux augmentent comme vous pourrez le vérifier d’ici quelques semaines, l’urbanisme continue sa course folle, l’équipe municipale vole en éclat et depuis le début du mois de septembre, c’est un véritable parcours du combattant pour circuler et stationner dans le centre ville. Il est vrai qu’en rendant la Place Morgan payante avec, de surcroît, un temps de stationnement limité à trois heures, en supprimant près de 300 places de stationnement dans l’hyper centre et en étendant les zones payantes ainsi que les tarifs, il ne fallait pas s’attendre à autre chose.
Comme vous le voyez donc tout va bien ! C’est effectivement ce que vous expliqueront les pages de ce magazine et c’est que ne cesse, d’ailleurs, de nous asséner notre Maire. Selon lui, en effet, les Salonais sont contents, « la preuve c’est qu’ils ont voté pour moi », ne cesse-t-il de ressasser.
A cette allure, pourtant, pas sûr qu’ils recommencent !




