Suite aux incidents graves survenus sur Salon, ces dernières semaines, le Maire a
sollicité la Ministre de l'Intérieur, afin que soient augmentés les effectifs du Commissariat de police de Salon. Une démarche qui va dans le bon sens, car il y aurait, effectivement, nécessité
d'accueillir sur Salon une demi-douzaine d'agents supplémentaires en sus des 102 fonctionnaires déjà présents au Commissariat. Avec ces renforts qui s'ajouteraient aux 10 fonctionnaires
supplémentaires arrivés sur le Commissariat en 2008 (ce que le Maire oublie de souligner), pourrait, ainsi, être crée un groupe de sécurité et de proximité de jour qui opérerait, entre 10 et 18
heures, dans les lieux publics et notamment à la sortie des écoles ou des commerces. Une demande qu'avec le Député Christian Kert, nous relayons, fréquemment, auprès des services de Michèle
Alliot-Marie, sans attendre que la ville ne s'embrase. Une demande que nous sommes heureux que le Maire se décide enfin à soutenir, lui qui devrait néanmoins s'interroger sur l'évolution
démographique de notre cité. Car à trop vouloir construire et accueillir de nouvelles populations, la ville va se trouver confrontée à de gros problèmes d'infrastructures et de services publics.
Plus d'habitants, c'est, en effet, plus d'écoles et de crèches, de gymnases, de stades et de piscines mais, aussi, plus de routes, de voiries, d'éclairage ou de transports publics et,
effectivement, plus de policiers. Autant de services, dont on s'aperçoit, aujourd'hui, qu'ils n'arrivent pas à suivre tant en quantité, qu'en qualité, la cadence infernale de constructions
imposée par la municipalité. Il est donc temps de mener une vraie réflexion de fond sur l'évolution de l'urbanisme dans notre cité.
A l'heure ou la dégradation du contexte économique commence à se faire durement ressentir dans le quotidien de chacun, on peut se demander quel est l'objectif de la
politique municipale conduite en ces temps difficiles. En effet, alors que les Salonais seraient en droit d'attendre de leur municipalité soutien, aide et encouragement en cette période
compliquée, c'est tout le contraire qui se produit. Comme le démontrent les exemples de décisions municipales qui ne contribuent qu'à dégrader un peu plus le climat économique et social de notre
cité.

