Le mois de janvier est traditionnellement un mois dédié aux cérémonies de vœux. Des rencontres qui permettent de diffuser informations, messages et annonces à
l’attention de nos concitoyens.
Dans notre bonne ville, les cérémonies se sont donc succédées, avec en point d’orgue les vœux du Maire, organisés, le 16 janvier dernier, à l’Espace
Trenet.
Une cérémonie durant laquelle le Maire a dispensé un long message d’austérité, de pessimisme et de sinistrose, ainsi que l’ont qualifié les journalistes et observateurs présents ce soir là.
A l’écouter, plus rien ne serait possible. Crise, désengagement de l’Etat, gel et report de nombreux investissement, tout y est passé pour nous expliquer qu’il ne fallait pas attendre grand-chose
des mois et années qui arrivent.
Un discours que nous regrettons. D’abord, parce qu’il est mensonger et trop facile de s’en prendre constamment à l’Etat ou à la crise pour expliquer nos difficultés actuelles. Ensuite, parce que
nous croyons que des responsables politiques dignes de ce nom devraient, au contraire, diffuser un message ambitieux et porteur d’espérance, plutôt que de sombrer dans la sinistrose.
Certes, le Maire doit, aujourd’hui, répondre de toutes ses promesses électorales et il lui faut bien trouver des arguments pour expliquer qu’il ne pourra pas répondre à toutes les attentes qu’il
a fait naître. Les impôts ne baisseront pas, il n’y aura pas d’aire d’accueil pour les gens du voyage, probablement rien sur la place Morgan, les écoles ne seront pas rénovées, les grands travaux
d’aménagement sont passés aux oubliettes, les foyers pour personnes âgées seront fermés tout comme le centre de vacances de Lus, les entreprises qui devaient s’installer à Salon (comme Décathlon)
ont disparues, les 133 employés municipaux évincés au lendemain des élections ne seront pas repris, les animations seront réduites à la portion congrue, bref rien ne se passera comme promis.
Une situation qui s’ajoutant aux déboires de notre Maire avec la justice (il comparaîtra devant le juge administratif pour répondre d’infractions à la loi sur le financement des campagnes
électorales) ne laisse rien augurer d’enthousiasmant.
Sauf que nos concitoyens doivent savoir que tous les élus ne se ressemblent pas ; et qu’il y en a qui, comme nous, croient que l’avenir peut être meilleur, à condition d’y croire et de se
battre.
Croire en l’avenir de Salon et nous battre pour qu’il soit meilleur, c’est ce que nous continuerons à faire en 2009.
Une année 2009 que nous souhaitons excellente à chacune et chacun d’entre vous.
Nicolas Isnard pour le groupe « Salon Avenir »