Au
moment ou j’écris ces lignes, je reviens du Tribunal administratif de Marseille devant lequel comparaissait Michel Tonon, accusé d’infraction à la loi sur le financement des campagnes
électorales. Si les conclusions de Madame le Rapporteur du Gouvernement laissent présager du jugement, Michel Tonon sera sanctionné en n’étant pas remboursé de la moitié de ses dépenses
électorales (soit 33000 euros) mais conservera son éligibilité et donc son mandat, je dois faire état de mon inquiétude sur ce que j’ai entendu durant cette audience.
Que ce soit dans les propos de son propre avocat ou dans ceux du Rapporteur du Gouvernement, les qualificatifs employés à l’encontre de Michel Tonon m’ont interpellé. Reconnu coupable d’une «
erreur grossière », qualifié d’« incompétent » ou encore d’« inexpérimenté » voire de « mal entouré », les superlatifs se sont succédés pour
qualifier son attitude dans cette affaire. Des qualificatifs qui inquiètent quand on sait qu’ils désignent, ni plus ni moins, que le Maire de Salon en exercice, avec les responsabilités qui lui
reviennent. J’appelle donc notre Maire à se reprendre, car la ville se doit d’être gérée avec le plus grand sérieux et la plus grande rigueur. Des qualités qui, à en croire le propre avocat de
Michel Tonon, ne sont pas encore siennes. Souhaitons que ça vienne et vite !