Ceux qui
pouvaient douter de l'intérêt d'organiser un débat sur la question du travail dominical ont du être surpris par l'affluence et la diversité des personnes présentes vendredi soir au Septier.
Première surprise d'abord, à l'entrée de la salle puisqu'une délégation de représentants de la CGT et du Parti Communiste distribuait aux participants et aux passants un tract hostile au travail
le dimanche. Une délégation qui s'est ensuite introduite dans la salle à l'arrivée de Richard Mallié et qui n'a pas manqué d'interpeller le Député pendant les échanges. Des échanges qui ont donc
été très contradictoires mais toujours respectueux et organisés. Outre ces représentants syndicaux et communistes, beaucoup de commerçants sont intervenus, mais aussi des étudiants qui
travaillent le dimanche, des représentants d'associations ou d'organisations patronales, des clients de Plan de Campagne, Hervé Fabre-Aubrespy l'ancien Maire de Cabriès, des militants de l'UMP et
tout simplement des Salonais anonymes qui ont tour à tour exprimés leur sentiment sur le sujet. Face à ce flot de questions, le Député Richard Mallié a redéfini le cadre du projet de loi qu'il
présentera à l'Assemblée d'ici peu de temps. Un projet destiné à « encadrer le travail le dimanche dans des zones commerciales ou il est déjà en vigueur comme à Plan de Campagne et à
rendre légal ce qui est aujourd'hui illégal », un projet qui visera également à imposer la notion de volontariat pour le salarié qui souhaiterait travailler le dimanche, il n'y aura, en
effet, aucune obligation pour aucun salarié de travailler le dimanche ». Enfin Richard Mallié a précisé que les grandes surfaces alimentaires sont exclues du dispositif et que « les
Maires pourront autoriser le travail le dimanche huit dimanches par an dans leur ville contre cinq aujourd'hui. » Au final la réunion s'est achevée après que chacun ait pu s'exprimer,
Nicolas Isnard concluant les débats en rappelant que la prochaine rencontre organisée par son équipe se tiendrait au bar de Bel Air mercredi 15 avril à partir de 18 heures 30 sur des thèmes plus
locaux cette fois ci.