Monsieur Michel CREON
Conseiller municipal de Salon-de Provence
Hôtel de Ville
13300 Salon-de-Provence
Nos réf. : CM/NI/10509 Salon de Provence, le 16 mai 2009
Monsieur le Conseiller municipal,
Je me permets par la présente de répondre à votre courrier du 16 avril dernier ainsi qu'aux commentaires prononcés à l'occasion du Conseil municipal du 12 mai dernier, à propos de la visite que j'ai effectuée avec un groupe de Salonais au Centre de vacances de Lus-la-Croix-Haute, les 28 et 29 mars derniers.
D'abord, permettez-moi de m'étonner de votre intervention dans le dossier de Lus. Avant votre lettre, je ne vous ai jamais vu ni entendu sur le sujet, vous n'avez participé à aucune réunion ni pris aucune position publique sur la question et il a fallu votre courrier pour que je découvre que vous étiez en charge de la délégation à Lus-la-Croix-Haute !
Ensuite, sur les commentaires que vous vous permettez de faire sur notre visite du Centre de Lus, insinuant que nous n'aurions pas payé le juste prix pour notre séjour, accordez-moi les remarques suivantes. Le prix d'un séjour à Lus est de 32 euros par adulte et 24 euros par enfant. Ce prix est annoncé sur toutes les brochures et prospectus à commencer par le site internet du Centre sur lequel, je vous invite, d'ailleurs, à vous rendre. Nous avons donc payé le prix que paye tout visiteur, sans aucun privilège ni avantage et, de surcroît, le prix payé correspond au devis préalablement établi par la direction du Centre avant notre visite. Pour susciter une polémique misérable, vous nous expliquez que notre séjour n'aurait pas coûté à la collectivité 32 euros mais 71,46 euros par participant. En lisant votre démonstration, je comprends mieux pourquoi le Centre est en faillite et pourquoi les finances de la ville, dont vous vous êtes occupées pendant des années, sont dans un tel état de déliquescence. Car s'il vous a fallu attendre notre visite pour découvrir un tel décalage entre le prix réel et le prix payé par tout visiteur et si vous facturez depuis des années des prestations pour la moitié de ce qu'elles coûtent, il est aisé de comprendre pourquoi la situation financière de Lus est catastrophique.
Enfin, puisque vous vous permettez de nous donner des leçons d'exemplarité, je vais à mon tour vous faire une suggestion. Au moment où notre ville compte plus d'un millier de personnes aux revenus modestes qui sont en attente d'un logement social et que le nombre de logement sociaux disponibles ne permet pas d'absorber toute cette demande, je pense que l'élu en charge du logement que vous êtes, devrait montrer l'exemple et rendre le logement social qu'il occupe. Quant on a la chance, comme vous, d'avoir, en sus de sa pension de retraite, près de 3000 euros par mois d'indemnités de fonction d'élu municipal et communautaire, je pense que l'on peut se loger ailleurs que dans une habitation à loyer modéré. Je compte donc sur votre détermination à être exemplaire pour rectifier cette situation. J'ajoute qu'une fois que votre appartement sera revenu dans le parc HLM, je me permettrai de vous soumettre plusieurs dossiers de familles salonaises nécessiteuses qui elles, ne peuvent pas être logées dans le privé, compte tenu de leurs revenus et du montant des loyers pratiqués.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Conseiller Municipal, l'expression de mes cordiales salutations.
Nicolas ISNARD
Conseiller municipal de Salon-de-Provence
Je vous apporte mon soutien devant des attaques perfides non prouvées.
J'aimerai que le débat politique municipal sorte de ces attaques personnelles, non variées, qui ne font pas avancer la démocratie .
Salutations républicaines .