Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 19:12

A l'heure  ou la dégradation du contexte économique commence à se faire durement ressentir dans le quotidien de chacun, on peut se demander quel est l'objectif de la politique municipale conduite en ces temps difficiles. En effet, alors que les Salonais seraient en droit d'attendre de leur municipalité soutien, aide et encouragement en cette période compliquée, c'est tout le contraire qui se produit. Comme le démontrent les exemples de décisions municipales qui ne contribuent qu'à dégrader un peu plus le climat économique et social de notre cité.

On se souvient, d'abord, du coup dur porté à l'emploi local par la municipalité lorsqu'il y a quelques mois furent « débarqués » du personnel municipal 133 employés. 133 salariés de la collectivité recrutés, pour la plupart, peu de temps avant les élections municipales et dont les contrats ne furent pas reconduits alors que la législation le permettait. Au final, ils sont donc 133 chômeurs de plus à avoir grossi les rangs de l'ANPE dans le pays salonais et autant de familles à se retrouver dans la difficulté.

On pense, ensuite, au montant des impôts locaux prélevés sur les Salonais. Des impôts locaux qui vont encore augmenter cette année, comme chacun d'entre nous pourra, d'ailleurs, le vérifier, lorsque arriveront nos avis de taxes foncières et d'habitation. Une hausse, décidée en mars dernier et qu'il aurait été souhaitable d'éviter. D'abord, parce que la fiscalité locale est déjà suffisamment pesante, ensuite, parce que nous pensons que pour aider tout un chacun à traverser les turbulences du moment, il aurait fallu laisser le montant de cette hausse d'impôts dans les portes monnaies de Salonais qui en ont bien besoin.

On  constate, enfin, cette avalanche d'augmentations de tarifs qu'a décidé de mettre en application la majorité municipale. Cantine municipale, repas à domicile pour personnes dépendantes, périscolaire, concessions funéraires, entrées aux musées, à la bibliothèque, aux piscines, au conservatoire, redevances pour les cafetiers et restaurateurs, etc.. ; c'est une véritable pluie d'augmentations qui s'abat sur la ville. Des hausses de tarifs qui, de surcroît, sont loin d'être symboliques puisqu'elles se situent entre 20 et 50% et qu'elles touchent tous les secteurs et toutes les corporations. Des hausses que nous condamnons. D'abord, pour leur excessivité, ensuite et surtout, parce que le moment est vraiment mal choisi.

Faut il renchérir le prix des services publics municipaux et augmenter les impôts au moment ou le pouvoir d'achat de chacun se contracte ? Nous ne le croyons pas. Nous qui pensons, au contraire, qu'en cette période il faut tout faire pour alléger au maximum les charges qui pèsent sur chacun de nos ménages, afin d'aider et d'accompagner au mieux, celles et ceux, qui rencontrent des difficultés pour boucler les fins de mois.

Une philosophie que nous aurions aimé que le maire et sa majorité municipale partagent avec nous. Malheureusement pour les Salonais, ils ont choisi un autre chemin...

 

Nicolas Isnard pour le groupe « Salon Avenir »

Par Nicolas Isnard
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