Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Comme annoncé lors de ma soirée de vœux, je voudrais exprimer mon total désaccord et mon inquiétude face à l’attitude de la
municipalité de Salon qui a décidé d’engager les travaux de la future maison des associations sur le parking de l’IUT, sans attendre que les délais de recours contre le permis de construire de
cette structure soit éteint.
En affichant le permis de construire sur le site le 8 décembre et en débutant les travaux le 10 décembre, la municipalité a fait preuve d’une grave irresponsabilité, car le permis de construire est aujourd’hui contesté par une association devant le tribunal administratif et il est donc susceptible d’être annulé.
S’il ne m’appartient pas de me prononcer sur la validité juridique ou non du permis de construire, car c’est à la justice et à elle seule de se prononcer, je regrette que la ville n’ait pas attendu l’extinction des délais de recours et la fin des procédures contentieuses avant d’entamer le chantier.
Que ce passera t’il si le permis est annulé ? Est il raisonnable d’engager l’argent du contribuable (près de 3 millions d’euros) dans une opération immobilière contestée ? Autant de questions qui m’amènent, dans un soucis d’apaisement et de sécurité, à demander au maire de Salon de faire cesser au plus vite les travaux, le temps que la justice se prononce et lève tous soupçons sur la validité de ce permis de construire.
Ce lundi 29 novembre, un incident grave s’est déroulé dans le hall d’accueil de l’hôtel de ville de Salon. Un collaborateur
direct du maire a tenté tout en proférant des menaces de mort de s’emparer de l’arme de service d’un policier municipal pour « tirer » sur un agent des festivités qui travaillait sur place. En
tentant d’utiliser l’arme, l’agresseur a blessé le policier municipal, avant d’être neutralisé et menotté. A la surprise générale et sur demande du cabinet du maire, l’agresseur a ensuite été
raccompagné chez lui et relâché, avant d’être interpellé par la police nationale et placé en garde à vue.
Dans cette triste affaire plusieurs questions interpellent et notamment les fonctions de l’agresseur qui exerce au cabinet du maire, en qualité d’ « animateur référent quartier ». Comment, un tel individu, déjà connu pour avoir agressé un agent du service des sports en 2009, peut-il avoir été recruté pour exercer de telles fonctions ? Comment le maire peut-il être entouré de tels collaborateurs ? Comment véhiculer, notamment dans les quartiers, les valeurs d’exemplarité, de respect et de mérite en dépêchant de tels agents ? Le recrutement d’agents municipaux, surtout à ce niveau de responsabilité et de traitement, ne devrait-il pas être effectué sur des critères de compétence, plutôt que d’appartenance ?
Je demande donc au maire de Salon de faire toute la lumière sur cette affaire et de nous expliquer pourquoi et comment il a pu intégrer dans le personnel municipal cet individu. D’une manière plus générale, je demande expressément que cessent tous les recrutements clientélistes d’agents dénués de toutes compétences qui « pourrissent » le fonctionnement des services municipaux.
Enfin, j’assure tous les agents de notre cité inquiets par la dégradation du climat dans leur service, de tout mon soutien et solidarité dans ces moments difficiles.
Pilon blanc, Bel Air, Route de Grans, boulevard Danton, Tallagard, les problèmes générés par la gestion
désastreuse de l’urbanisme dans notre cité s’amplifient et s’étendent. Rien de surprenant dans la mesure ou en reconduisant Michel Tonon aux affaires municipales, les Salonais pouvaient se douter
qu’ils allaient avoir leur ration de béton et, aujourd’hui, ils sont servis. Si je regrette et combat ce qui se passe, je suis surtout interpellé par les mensonges à répétition que distille le
Maire à la population sur toutes ces questions d’urbanisation. Ainsi, pour justifier les constructions au Pilon blanc la municipalité explique qu’elle est obligée d’accorder les permis de
construire, alors que sur la route de Grans elle assure qu’elle ne signera plus aucun permis dans ce secteur. Si je comprends bien, d’un côté le Maire serait obligé de signer et de l’autre il
pourrait refuser. Aux habitants de Bel Air, on annonce pour les calmer, qu’il n’y aura pas « plus de 44-45000 habitants » d’ici 2020, alors qu’en mai dernier à l’occasion de la présentation du
SCOT, le Maire annonçait 10000 habitants supplémentaires sur la ville à l’horizon 2020. Aux agriculteurs et défenseurs de l’environnement, le maire promet qu’il maintiendra les zones agricoles
sur la commune, pourtant il y a quelques semaines, la Chambre d’Agriculture nous a expliqué que c’est tout le contraire qui se passait. Enfin, cerise sur le gâteau, on promet aux Salonais une
révision du PLU pour 2012. Sur ce sujet, j’invite chacun à relire le programme du candidat Tonon. A la page 12 de son programme, il promettait que « le Plan local d’Urbanisme serait révisé dès
2008 », nous sommes presque en 2011 et rien n’est fait. Rien n’est fait et pendant ce temps les habitants continuent d’affluer sur la ville alors que toutes les infrastructures publiques sont
saturées. Il n’y a plus de places en crèches, en centres aérés, les écoles débordent, les urgences de l’Hôpital saturent, des quartiers entiers sont sans voirie, trottoirs, ni éclairage, les
policiers, les agents d’entretien manquent et il est de plus en plus difficile de circuler. Si ce n’est pas de l’irresponsabilité ça y ressemble !
Ce samedi soir le quartier des Bressons a connu une nouvelle nuit de violences
urbaines. Des voyous ont, en effet, semé la terreur, dès la nuit tombée, enflammant plusieurs poubelles et sectionnant une conduite de gaz au risque de déclencher une explosion de plusieurs
bâtiments. Résultat, une centaine de famille ont du être évacuées par la police sur la place centrale du quartier, le temps que les pompiers éteignent l’incendie et éliminent tout danger
d’explosion. Ces lamentables incidents démontrent, une nouvelle fois, qu’il y a urgence à agir pour que cessent ces agissements. Je demande, notamment, au Maire de Salon qu’il prenne enfin ses
responsabilités et instaure dans ce quartier les mesures que je lui ai proposées d’appliquer à l’occasion d’un conseil municipal tenu en février dernier. Je remarque, d’ailleurs, que depuis mes
propositions de l’époque (vidéo protection, installation d’un poste de police de proximité, présence renforcée des effectifs de police municipale dans ce quartier, etc..) rien n’a été fait. Une
inaction et irresponsabilité municipale qui contribue à la détérioration d’un climat désormais délétère.